Transport pédiatrique

Transport pédiatrique

Transport pédiatrique / Les SMUR pédiatriques en France

transport pédiatrique
Différences et convergences

Toutes les régions de France métropolitaine possèdent une ou plusieurs équipes de SMUR pédiatrique

  • Ainsi il y a plus de 30 implantations
  • De 50 à 2000 transports pédiatriques par an
  • Néonatal ou pédiatrique et néonatal
  • Dédié ou lié à un service de réanimation
  • Le médecin transporteur
    • Pédiatre exclusif 2/3
    • Pédiatre + Urgentiste 1/3
    • Anesthésiste: Marginal
  • L’activité:
    • Néonat/Pédiatrie
    • Primaire/Secondaire

Enfin pour résumer le transport pédiatrique, en France

  • 9 équipes > 1000 transports dont
    • 3 équipes > 1500 transports
    • 14 équipes < 500 transports
    • 8 équipes entre 500 et 1000

Transport pédiatrique

D’abord le rappel de la réglementation

Décret no 97-619 du 30 mai 1997

<< Art. R. 712-71-4. – Un établissement de santé autorisé au titre de l’article R. 712-66 à faire fonctionner un pôle spécialisé d’urgence disposant d’une unité de réanimation néonatale ou infantile et prenant en charge les enfants malades ou blessés peut également être autorisé par l’agence régionale de l’hospitalisation, après avis du comité régional de l’organisation sanitaire et sociale, à mettre en oeuvre un service mobile d’urgence et de réanimation spécialisé dans la prise en charge et le transport sanitaire d’urgence des nouveau-nés et nourrissons.

Circulaire DHOS/O1 no 2005-67 du 7 février 2005

1.2.1. SMUR dit néonatal ou pédiatrique

Ces SMUR sont spécialisés dans la prise en charge des nouveau-nés et nourrissons (ils sont alors dits néonatals) ou des nouveau-nés, nourrissons et enfants (ils sont alors dits pédiatriques).

Les transports réalisés par ces SMUR concernent en premier lieu les nouveau-nés et nourrissons mais peuvent s’étendre à la prise en charge d’enfants de plus de deux ans selon le contexte local.

L’annexe 1 propose une liste indicative de cas pris en charge par un SMUR spécialisé. Cette liste est adaptée localement par les équipes médicales concernées, notamment en ce qui concerne les seuils d’âge et de poids.

Le SMUR dit néonatal ou pédiatrique dispose en permanence d’une équipe dédiée pour la prise en charge des nouveau-nés et nourrissons ainsi que de matériels et d’équipements adaptés.

L’équipe médicale d’un SMUR spécialisé a vocation à comprendre, de façon prépondérante, des pédiatres.

Elle peut comprendre également des médecins urgentistes ou des anesthésistes réanimateurs.

Il est recommandé que les médecins de l’équipe médicale de ce SMUR justifient, soit lors de leur formation universitaire initiale, soit acquise ultérieurement, d’une expérience d’au moins un an en réanimation néonatale et de six mois en transport pédiatrique. Dans le cas où le SMUR dit pédiatrique assure la prise en charge d’enfants de plus de deux ans, les médecins attestent d’une formation à la prise en charge de l’urgence.

Les infirmiers (ères) sont de préférence des infirmiers (ères) expérimenté(e)s en réanimation néonatale ou pédiatrique, des infirmiers (ères) puéricultrices et des infirmiers (ères) anesthésistes avec une expérience pédiatrique.

ANNEXE I

LISTE INDICATIVE DE CAS RELEVANT PLUS PARTICULIÈREMENT DES SMUR SPÉCIALISÉS OU BÉNÉFICIANT DU CONCOURS DE PÉDIATRES

1. Nouveau-nés :
1.1. Nés d’accouchement hors maternité en cas AG 35 SA et/ou grossesse repérée à risque.
1.2. Provenant de maternité où ils ne peuvent bénéficier sur place des soins nécessaires et qui doivent être transférés en unité spécialisée (réanimation, soins intensifs, bloc opératoire, chirurgie…).
1.3. Encore dépendant d’un soutien ventilatoire, après la phase aiguë, devant être transféré d’un service de réanimation néonatale (maternité de niveau III) vers une unité de niveau IIbau sein d’un réseau périnatal.
1.4. Prématuré (AG ≤ 32 SA) ayant bénéficié d’une « assistance anténatale » et dont la mère n’a pu être transférée avant la naissance dans un centre périnatal de type III, ou IIb(transfert maternel impossible ou contre-indiqué).
1.5. Admis aux urgences pédiatriques ou hospitalisés dans les services de pédiatrie et devant être transférés vers une unité de réanimation.
1.6. Déjà hospitalisés dans une unité de réanimation (ou autre service spécialisé) encore dépendant d’une assistance respiratoire et devant subir, sur le même site ou dans un autre hôpital, une exploration spécialisée.
2. Nourrissons et enfants :
2.1. Admis aux urgences pédiatriques ou hospitalisés dans les services de pédiatrie et devant être transférés vers une unité de réanimation.
2.2. Déjà hospitalisés dans une unité de réanimation (ou autre service spécialisé) encore dépendant d’une assistance respiratoire et devant subir, sur le même site ou dans un autre hôpital, une exploration spécialisée.
2.3. Nécessitant des soins de réanimation en dehors d’un établissement de santé en première intention ou en renfort.
2.4. Nécessitant des soins de réanimation à leur sortie du bloc opératoire (en l’absence de possibilité d’assurer ces soins post-opératoires dans la structure originelle).

3 types de transports pédiatriques

  • En premier le transport pédiatrique interhospitalier médicalisé: SMUR pédiatrique (ou polyvalent avec matériel et expertise)
  • Ensuite le transport interhospitalier avec personnel infirmier (TIIH)
  • Enfin le transport ambulancier

Les types de transferts médicalisés pédiatriques

  • Primaire en 1ère intervention ou en renfort d’un SMUR polyvalent (« adulte »)

Prise en charge de patients non admis dans un établissement de santé et dont l’état de santé requiert de façon urgente une expertise médicale

  • Secondaire : lieu hospitalisation vers un autre (parfois authentique « primo-secondaire »)

Prise en charge médicalisée de patients déjà admis dans un établissement de santé

  • Programmé : sortie de bloc, examens complémentaires…

Recommandations d’experts :

Le transfert inter-hospitaliser d’enfants en réanimation par une équipe spécialisée amélioré le pronostic des enfants

Les Transferts In Utéro (TIU)

  • Limites de viabilité, elles sont passées 28SA à*22SA
  • Inscription des morts nés à l’état civil
  • 80% moins de 33SA = CPN3
  • Réseaux de périnatalité, la COTIU,  mise en place de la Cellule d’Orientation et de Transferts In utero d’Ile de France, crée en Septembre 1998, pour répondre aux besoins de l’ensemble des maternités publiques et privées d’Ile-de-France. Ayant pour mission de contribuer à diminuer le taux de mortalité maternelle et périnatale en optimisant la prise en charge des femmes présentant une grossesse à risque, et en diminuant le nombre d’out born.

La COTIU d’Ile de France pour le transport pédiatrique

Activité en 2016 :

  • 1734 demandes de transfert (1793 en 2015)
  • 1457 transferts réellement réalisés (85%)

Fonctionnement :

  • Localisation : Hôpital Antoine Béclère (Clamart 92)
  • Appels gérés par les sages-femmes affectées à la COTIU
  • Fonctionnement parallèle aux réseaux
  • Mise en place dans certaines régions étendues (Rhône-Alpes)

Prise en charge d’une demande de transfert en transport pédiatrique

Tout d’abord le recueil d’informations

  • Niveau de l’établissement demandeur
  • Nom du médecin demandeur
  • Etiologie de la demande de transfert
  • Terme de la grossesse
    • Précision : échographie entre 11 et 14SA
  • Antécédents
    • Médico-chirurgicaux
    • Obstétricaux +++
    • Suivi de la grossesse
  • Enfin les examens complémentaires obligatoires
    • Echographies
    • Date de la dernière échographie avec estimation du poids fœtal 
    • RCF

Interrogatoire ciblé par pathologie avant le transport pédiatrique

La MAP (Menace d’Accouchement Prématuré)

  • Contexte de fièvre
  • TV
  • Contractions utérines
    • Fréquence
    • Douleur
  • Échographie
    • Fœtale (éliminer un hydramnios, Estimation du poids fœtal)
  • Col
  • Bilan infectieux

La RPM (Rupture Prématurée des Membranes)

  • Signes de chorio-amniotite :
    • Fièvre
    • LA : couleur, analyse bactériologique et mycologique
    • Tachycardie fœtale
  • Contractions utérines
  • TV
  • Échographie :
    • Vitalité fœtale
    • Quantité de liquide amniotique
    • Estimation du poids fœtal 
  • Col
  • Bilan infectieux

La pré éclampsie

  • TA, signes fonctionnels d’HTA
  • Signes de gravité :
    • Déséquilibre tensionnel
    • ROT, céphalées
    • Barre épigastrique
  • Bilan entrées-sorties
  • Bilan biologique
  • Échographie
    • Estimation du poids fœtal  (risque de RCIU +++)
    • Vitalité fœtale avec Dopplers

RCIU (Retard de Croissance In Utérin)

  • Contexte de RCIU
  • Pathologie maternelle associée
  • Échographie :
    • Estimation du poids fœtal 
    • Doppler ombilical, dopplers utérins
    • Si DO pathologique ^ Doppler cérébral

Contexte de métrorragies sur placenta prævia

  • Antécédents de césarienne +++, de geste endo-utérin
  • Risque d’anomalie d’insertion placentaire (placenta accreta, percreta)
  • Hémodynamique maternelle, évaluation des saignements
  • Contractions utérines
  • Bilan biologique: taux d’Hb, hémostase
  • Échographie :
    • Estimation du poids fœtal 
    • Vitalité fœtale
    • Localisation placentaire +++

Contre-indications au transfert in utéro

  • Hématome rétro-placentaire
  • Métrorragies sur placenta prævia avec instabilité maternelle
  • Anomalies du rythme cardiaque fœtal
  • +/- MAP avec col > à 4 cm = Relatif

Autres éléments

  • Dynamique de la dilatation
  • Traitement mis en route avant le transfert
  • Dans tous les cas entre 25 et 34SA : corticothérapie anté-natale systématique, Par Célestène® chronodose 12 mg, 1 injection à renouveler à 24 heures
  • Entre 24 et 25SA: corticothérapie à discuter. La faire facilement
  • Spécifique à la pathologie
  • Anti-hypertenseur
  • Tocolyse
  • Antibiothérapie
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